■ J’aime enseigner en ZEP

Ariane Fraisse, professeur de mathématiques au collège Albert Camus, a toujours enseigné en ZEP. « J’aime enseigner en ZEP parce que j’ai l’impression que dans notre mission il y a quelque chose de plus fort« . « Nous sommes là pour les aider à réussir » ajoute Maâmar Djenane, assistant d’éducation qui souhaite que les élèves « se souviennent de nous plus tard« . Leur principale, Anne-Marie Saintrapt le sait bien : les jeunes collègues « sont porteurs d’énergie, plein d’envie (…) et nous donne envie d’avancer« .

■ La Coopérative de Mai

Didier Veillault est le directeur de la Coopérative de Mai. Ce qu’il apprécie chez ses jeunes collaborateurs c’est leurs « regards sur la vie, sur ce qu’ils font et sur ce qui se passe autour d’eux ». Mathilde est chargée des relations avec le public et de la billetterie. Ce qui l’a aidée à intégrer la Coopérative de mai, « c’est un certain bagage d’études ». Pour Julien, attaché à la communication, « les études longues c’est important, on va y apprendre énormément de choses, mais l’objectif c’est de monter ses propres projets ». Tous les deux conseillent à leur directeur de miser sur la jeunesse.

■ « Ne pas prendre la grosse tête »

Stéphane Azévedo tient un salon de coiffure tout prés de place de Jaude. Il affirme que « pour être coiffeur, il faut être un artiste » comme « dans une pièce de théâtre ». Julie Michel, coiffeuse, est employée au salon et sait « qu’il faut de la rigueur au travail, être patiente, souriante et sociable ». Quand à Dorothée, elle fait du « relooking » et accompagne les clients  » parfois toute une journée » ….

■ Michelin


« Les jeunes sont curieux, ils ne satisfont pas de réponses toutes faites… » Pour Jean-Paul Cuzin, chef du personnel chez Michelin, intégrer une centaine de jeunes par an dans l’entreprise, c’est « un challenge permanent », parfois « une remise en cause ». Sébastien Galand et Yohann Dacquin sont vérificateurs. L’un rêve de « monter sa boite d’informatique », l’autre « d’aller au-delà de Michelin ». Tous deux conseillent à leur chef de donner leur chance aux jeunes…

■ La taverne de Maître Kanter

« Docteur c’est un métier, serveur aussi… »

Dans la restauration, le client est roi. Alors, « il faut rester zen ». Frédéric Viennet, directeur de la Taverne de Maître Kanter, Boran Mao, chef de rang, Iman Mansour, serveuse, témoignent chacun avec leurs mots d’une fierté et d’une passion identique pour leur métier. Iman et Boran partagent aussi la même ambition : diriger un jour « leur propre maison ». Réaliser leur rêve, c’est « tout le mal qu’on leur souhaite »